L'Ordre des pharmaciens du Québec commente le document «Garantir l'accès» - L'apport des pharmaciens à l'accès aux services et à la prévention

Montréal, le 25 mai 2006 – L’Ordre des pharmaciens du Québec estime que pour « garantir » l’accès aux soins et services de santé, en assurer la qualité ainsi que réduire les délais d’attente, le gouvernement doit reconnaître l’apport positif des pharmaciens et les intégrer explicitement aux stratégies et à l’organisation de services de première ligne. C’est ce que soutient l’Ordre dans son mémoire déposé à la Commission des affaires sociales aujourd’hui, dans le cadre de la consultation générale sur le document « Garantir l’accès : un défi d’équité, d’efficience et de qualité ».

La réussite d’une stratégie qui vise l’amélioration des services de première ligne ne peut se réaliser qu’en veillant au « partage optimal des tâches» et en faisant une utilisation optimale des compétences, soit en intégrant tous les professionnels de la santé, dont le pharmacien, qu’il soit en pratique privée ou en établissement de santé. Tel que le souligne le président de l’Ordre des pharmaciens, monsieur Claude Gagnon, « on oublie trop souvent, comme dans le cas présent, la force vive que représentent les pharmaciens, sous-estimant les services qu’ils peuvent offrir, notamment en milieu communautaire dont les nombreux points de services constituent autant de portes d’entrée vers le système de santé ».

Le document proposé par le ministre de la Santé et des Services sociaux pose la prévention comme un « facteur d’évolution du système de santé ». Dans ce contexte, il faut considérer davantage la contribution positive des pharmaciens communautaires en prévention, laquelle peut favoriser la diminution de l’utilisation de services coûteux. Effectivement, le champ d’intervention du pharmacien en la matière est vaste, allant des services préventifs précoces (information et référence aux programmes de santé publique), à la prévention des maladies chroniques (counselling sur les habitudes de vie, surveillance de la tension artérielle, aide pharmacologique à la cessation tabagique par ordonnance collective, etc.), en passant par la surveillance de l’utilisation optimale des médicaments et la participation aux stratégies visant à protéger la population en cas de menaces à la santé.

En ce qui concerne les pharmaciens d’établissements, l’Ordre recommande au ministre de prendre les moyens nécessaires pour maintenir l’intégration des pharmaciens d’établissement au sein des équipes interdisciplinaires. Des études ont démontré que leur présence dans les équipes interdisciplinaires étaient de nature à diminuer les accidents évitables.

Des leviers pour améliorer la qualité des services
La volonté du ministre de recourir au secteur privé doit prévoir des mécanismes d’encadrement des services offerts dans la communauté, notamment ceux offerts dans les résidences privées. À ce sujet, le président de l’Ordre insiste sur un point : « le droit du résident à recourir aux services du pharmacien de son choix doit constituer un critère de certification de ces établissements. Plus largement encore, l’Ordre estime que la mission de surveillance des pratiques professionnelles confiées aux ordres professionnels puisse s’exercer dans les résidences, ou tout autre établissement privé, en permettant aux représentants des comités d’inspection professionnelle des ordres de s’y présenter en tout temps pour y évaluer les services rendus par leurs membres ».

Le recours prudent au privé
Monsieur Gagnon tient à aussi souligner au ministre qu’ « il est indispensable que les individus ne soient pas confrontés au dilemme entre des dépenses ruineuses et la perte ou la dégradation de leur santé, cette dernière étant un bien inaliénable ». Quelque soit l’option choisie, les citoyens assumeront la plus grande part du financement du système, directement chaque fois qu’ils achèteront des soins par paiement direct ou qu’ils verseront des primes d’assurances, et indirectement lorsqu’ils paieront leurs impôts dont une part sert à financer la santé.

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L’Ordre des pharmaciens du Québec a pour mission de veiller à la protection du public en assurant la qualité des soins et des services pharmaceutiques offerts à la population et en faisant la promotion de l’usage approprié des médicaments au sein de la société. Il regroupe plus de 6 700 pharmaciens qui exercent notamment dans plus de 1 600 pharmacies privées ainsi que dans les établissements publics de santé du Québec.

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Source : Ordre des pharmaciens du Québec

Pour information :
Véronique Allaire, Conseillère aux communications, Groupe 2000 neuf
À l’OPQ : 514 284-9515, p. 310 / CELL. : 514 240-6754

 

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