L'Ordre des pharmaciens demande que le projet de loi no 25 soit modifié pour tirer avantage de l'expertise des pharmaciens

Montréal, 4 décembre 2003 – L’Ordre des pharmaciens du Québec a déposé aujourd’hui un mémoire demandant au gouvernement de modifier le projet de loi no 25, Loi sur les agences de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux ou la Loi sur les services de santé et les services sociaux afin d’assurer une représentation aux pharmaciens au sein des nouvelles agences qui seront créées.

« Le coût global des médicaments et des services pharmaceutiques est devenu le plus important poste budgétaire des dépenses totales en santé au Québec. Il représente près de 5 milliards de dollars par année, dont 2,5 milliards pour le régime public d’assurance-médicaments. Le problème du coût croissant des médicaments ne peut être résolu sans les experts du médicament que sont les pharmaciens. Ils sont un élément clé du réseau québécois de la santé », a déclaré M. Jean-Yves Julien, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

La représentation des pharmaciens au sein des nouvelles agences créées par le projet de loi est importante pour deux raisons précises : les pharmaciens sont non seulement parmi les mieux placés pour assurer une utilisation optimale des médicaments, mais en plus, un nouveau champ d’exercice leur est maintenant accordé depuis janvier 2003 dans le cadre de la refonte de l’article 17 de la Loi sur la pharmacie. Ils ont maintenant pour mission « d’évaluer et d’assurer l’usage approprié des médicaments afin notamment de détecter et de prévenir les problèmes pharmacothérapeutiques ».

L’Ordre propose une solution pour assurer une représentation aux pharmaciens, soit que l’article 367 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux soit modifié de façon à ce que chaque commission médicale régionale comprenne, outre les membres actuels, quatre pharmaciens élus par et parmi les pharmaciens de la région, et une personne désignée par le doyen de la faculté de pharmacie de la région, le cas échéant. L’Ordre propose aussi que la dénomination « commission pharmaceutique régionale » soit modifiée pour « commission médicale et pharmaceutique régionale ».

À défaut, la solution de rechange serait que la Loi sur les services de santé et les services sociaux soit modifiée de façon à prévoir la création de commissions pharmaceutiques régionales chargées notamment de conseiller les agences sur les programmes de médicaments et sur la prestation des soins et services pharmaceutiques.

L’Ordre des pharmaciens du Québec, constitué en vertu du Code des professions, est chargé d’assumer la protection du public en matière de services pharmaceutiques. Pour ce faire, l’Ordre émet les permis d’exercice, évalue la compétence professionnelle de ses membres, exerce une fonction disciplinaire et assure la qualité des services dispensés.

L’Ordre des pharmaciens compte 6 323 membres en date du 31 mars 2003. Environ 71% des membres exercent en officine, soit comme salariés, soit comme propriétaires de l’une des 1 615 pharmacies que compte le Québec. Près de 18% des pharmaciens oeuvrent dans des établissements de santé. Les autres membres pratiquent dans divers milieux tels l’industrie pharmaceutique, les universités, les associations ou divers organismes gouvernementaux publics et parapublics.

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Contact médias :
Jacques Samson, adjoint aux communications
Ordre des pharmaciens du Québec
Tél. : 514 284-9515, poste 430

 

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