Conflit opposant les autorités du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (A.Q.P.P.)

Montréal, 14 février 2001 - Réunis à Montréal dans le cadre des activités régulières de son Bureau, les 25 administrateurs de l’Ordre des pharmaciens du Québec se sont penchés hier sur le conflit opposant les autorités du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et l’Association des pharmaciens propriétaires du Québec.

Le Bureau de l’Ordre, formé de pharmaciens issus de tous les milieux de la profession pharmaceutique – hospitalier, universitaire, industrie, gouvernemental et communautaire – ainsi que de 4 représentants de la population désignés par l’Office des professions du Québec, a unanimement reconnu la gravité de la situation et dénoncé la lenteur des discussions entre les parties.

« Il n’est pas question d’intervenir dans le processus de négociation. Toutefois, nous ne pouvons passer sous silence la gravité de la situation. Les pharmaciens ont des responsabilités, mais l’État en a aussi. Il est important que les deux parties prennent conscience des enjeux supérieurs qui doivent présider à ces négociations. Il s’y trouve une réelle menace pour la santé de la population du Québec, et ce sont les clientèles les plus vulnérables qui seront touchées. » a déclaré le porte-parole de l’Ordre, son président, monsieur Paul Fernet.

Pour monsieur Fernet qui faisait ainsi référence au récent conflit opposant les pharmaciens d’établissement de santé à l’État, une loi spéciale ne peut être perçue comme un remède miracle: « On ne peut pas toujours régler la question des soins pharmaceutiques à coup de décrets, que ce soit à l’hôpital ou dans la pharmacie de quartier. Cette attitude questionne la justesse de la perception que le gouvernement se fait des services pharmaceutiques et des professionnels qui les prodiguent ».

« Il reste encore quelques jours avant l’échéance du 23 février » a rappelé le président. « Les administrateurs de l’Ordre espèrent que l’État comprendra que la qualité des services pharmaceutiques est en jeu. La protection du public suppose une reconnaissance claire et une juste rémunération du travail des pharmaciens devant opérer des pharmacies. Toute autre situation risquerait de mettre en danger la santé de celles et ceux qui auraient recours aux médicaments » a déclaré le président de l’Ordre, véhiculant la position des administrateurs de cet organisme.

Se déclarant malgré tout confiant, monsieur Fernet a fait savoir que l’Ordre n’émettrait aucun autre commentaire sur la question avant la semaine prochaine : « Tant l’État que les pharmaciens propriétaires doivent avoir la chance de régler librement ce litige. Cependant, si les parties ne parviennent pas à trouver une solution satisfaisante à leur litige, nous aurons alors le devoir d’intervenir pour préciser notre perception des obligations respectives des pharmaciens et du gouvernement envers la population » .

Source : Ordre des pharmaciens du Québec, 514 284-9588

 

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