Annik Thériault : une vulgarisatrice hors pair

Celle qui a fait sa première apparition à la télévision au Club des 100 watts en 1988, pour y présenter un projet scolaire sur les bébés éprouvette, est maintenant chroniqueuse à l’émission Libre-Service animée une fois de plus par Marc-André Coallier. Une belle coïncidence! À la base, Annik Thériault n’aurait jamais pensé que sa carrière de pharmacienne l’amènerait à travailler dans la sphère des communications. Mais son désir de partager ses connaissances, autant auprès de ses patients que du public, l’a poussée à relever de beaux défis.

Depuis la fin de ses études, en 1999, Annik Thériault s’est impliquée dans différents projets pour lesquels ses talents de vulgarisatrice lui ont été très utiles. Elle a notamment agi à titre de conférencière lors de la tournée de l’Ordre sur la loi 90 ou pendant sa tournée de formation sur la cessation tabagique, a fait du coaching auprès de pharmaciens pour sa bannière de pharmacie, a rédigé des articles sur différents sujets et a participé au développement d’activités de formation. Annik Thériault a aussi participé, en 2011, à une vidéo sur la cessation tabagique produite par l’Ordre. Depuis janvier 2014, elle est chroniqueuse à l’émission Libre-Service sur la chaîne MAtv.

Le choix des sujets se fait en fonction du mandat communautaire et local de Libre-Service, donc d’intérêt pour les citoyens du Grand Montréal. Elle propose à l’équipe de Libre-Service des sujets qui lui semblent intéressants, ou en lien avec l’actualité. Il arrive également que ce soit l’équipe qui lui en propose. Les chroniques reviennent environ aux 3 ou 4 semaines.

Annik Thériault a abordé jusqu’à présent plusieurs sujets. Elle a notamment démystifié certaines croyances que bien des gens ont sur un problème de santé ou la prise de certains médicaments. Elle aussi parlé de l’armoire à pharmacie, de l’acné, de l’insomnie, de la vaginite, etc. « Je peux aborder pas mal tous les sujets. L’actualité m’inspire également pour choisir le thème d’une chronique. » Par exemple, lorsqu’une information a été diffusée selon laquelle des trousses d’urgence EpiPen étaient maintenant disponibles au Centre Bell, elle en a profité pour revisiter le sujet des allergies graves, montrer comment fonctionnent les dispositifs pour traiter celles-ci et à quel moment ils doivent être utilisés pour être efficaces.  

Quand Annik Thériault prépare une chronique, elle met son chapeau de pharmacienne. « Je pense aux patients, à leurs interrogations, à leur comportement, à ce qu’ils croient être juste, mais qui ne l’est pas, etc. Puisque la chronique est courte, il faut que mon propos soit concis. Je dois également avoir des messages clés qui pourront être bien retenus par le public. Mon rôle est de vulgariser ce qu’on fait en pharmacie et de rendre cela pratico-pratique. » S’il y a des trucs non pharmacologiques, elle va également en parler pour montrer aux gens que parfois, la solution est aussi à la maison.

Même si une chronique ne dure que 5 à 6 minutes, cela lui prend quelques heures pour la préparer. « Je veux connaître le sujet sur le bout des doigts. Ma nature de pharmacienne fait également en sorte que je vérifie toujours mes sources. Je dois aussi être prête à toute éventualité puisqu’il est possible que l’animateur s’éloigne un peu du canevas de base de la chronique. De plus, l’émission n’est peut-être pas diffusée en direct, mais elle est enregistrée en direct, donc il n’y a pas de montage. Je dois être bien préparée, pas de place à l’erreur! »

En plus d’être passionnée par son métier et par les communications, Annik Thériault adore faire de la photo, particulièrement des portraits. Elle a même aménagé un petit studio à la maison avec des toiles et du matériel pour l’éclairage. « Mes principaux modèles sont mes enfants et ma famille. Puisque j’aime aussi beaucoup voyager, j’en profite pour prendre des photos des gens qui m’accompagnent. Un portrait au bord de la plage, n’est-ce pas agréable ? »

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