Les médias font régulièrement état d’une réalité vécue en pharmacie et qui a un impact sur les patients : les ruptures d’approvisionnement en médicaments.
Il arrive en effet que le pharmacien doive aviser son patient de la non-disponibilité d’un médicament. Lorsque cette situation survient, certains recours sont possibles : substituer le médicament avec un autre de la même classe thérapeutique, préparer le médicament de façon magistrale (préparer un mélange, « une recette » à la main), donner une quantité moins grande de médicaments en souhaitant que celui-ci soit de nouveau disponible rapidement, etc. Toutes ces solutions sont temporaires et impliquent des changements pour les patients. Les médecins et les pharmaciens doivent se concerter afin d’offrir au patient la meilleure solution possible.
Parfois, bien peu d’options s’offrent au pharmacien, au médecin et à leur patient. Dans de très rares cas, des interventions ou des traitements doivent être repoussés, faute de disponibilité d’un médicament.
La population interroge souvent les pharmaciens sur les causes de ces ruptures d’approvisionnement. Dans la très grande majorité des cas, le pharmacien n’est pas en cause. Bien qu’il soit généralement difficile de connaître les causes d’une rupture en particulier, la littérature recense diverses explications :
D’autres causes sont également recensées :
Les causes sont nombreuses, ce qui rend les solutions d’autant plus difficiles à mettre en place. Plusieurs acteurs font partie de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et chacun d’entre eux a un rôle à jouer pour diminuer le nombre de ruptures et faire en sorte que le patient en ressente le moins possible les conséquences lorsqu’elles sont inévitables.
Non. La situation est répandue partout dans le monde; le Québec n’est donc pas unique dans son cas.
L’Ordre des pharmaciens du Québec a mis en place un comité chargé d’étudier ces causes et d’apporter des solutions. Parmi les solutions auxquelles songe l’Ordre, on retrouve :
Le comité sur les ruptures d’approvisionnement en médicaments publiera son rapport final au début de l’année 2012. Diverses avenues seront proposées.
L’Ordre, les pharmaciens et tous les professionnels de la santé font tout en leur pouvoir pour éviter que les patients subissent les conséquences des ruptures d’approvisionnement. Nous espérons que ces initiatives permettront d’en réduire le nombre et de faire en sorte que, lorsqu’elles sont inévitables, les conséquences soient réduites pour les patients.
Il s’agit d’une responsabilité commune et l’Ordre espère que les travaux du comité permettront de réunir tous les acteurs autour d’une même table afin de faire émerger des solutions et de produire des résultats.
Sources d’information :